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PHOTOS |
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Carnet
de voyage
de Recife et d'Olinda
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Jour
1 - Jeudi 18 Mars : Arrivée à Recife |
Nous arrivons à Recife à
l'heure de l'apéro (malgré l'appel de la caïpirinha,
précisons que ce n'était pas fait exprès)
Au contrôle d'immigration seuls deux employés flegmatiques
ont résisté à la grève
générale qui crée une file d'attente interminable.
Jusqu'ici on se croirait encore à la maison....Mais non,
une heure plus tard, la douce chaleur
du soir relègue déjà nos gros pulls lyonnais
du mois de mars à l'état de vieux souvenirs. Un
taxi nous conduit en quelques minutes
de l'aéroport au quartier de Boa Viagem,
bordé d'une plage sur plusieurs
kilomètres. Nous avons réservé une chambre
par internet à l'hôtel
Vila Rica. Un peu plus loin au restaurant O Bode,
nous savourons notre première caïpirinha
et le bonheur de retrouver ce si beau pays que nous avons quitté
il y a 6 mois...
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Jour
2 - Vendredi 19 Mars : Une journée à Olinda  |
Décalage
horaire oblige, le réveil est matinal et sous un beau ciel
bleu. La plage de Boa Viagem prend
vie avec ses sportifs, ses vendeurs
de noix de coco et ses loueurs de chaises
pliantes.
Nous
sautons dans le bus qui va jusqu'à Olinda
en une demi-heure. Sur la place Do Carmo,
la chaleur et le soleil
écrasent déjà la ville dans un impressionnant
silence, seulement troublé par quelques guides
(vrais ou faux !) qui viennent nous proposer, en vain, leurs services.
Par contre, le sympathique jeune homme de l'office du tourisme
fournit gracieusement des petits plans bien pratiques.
Et c'est parti...mais ça
grimpe ! Les ruelles
pavées, bordés d'arrogants et superbes palmiers,
sont bien calmes. On dirait que tout le monde dort encore ! Premier
arrêt à l'église Nossa
Senhora das Neves, accolée au couvent
Sao Francisco, le plus ancien couvent franciscain du Brésil
(1585). Si les Hollandais l'ont ensuite partiellement détruit,
les Portugais l'ont reconstruit aussitôt après, peintures,
azulejos, et sculptures en bois à l'appui. Comme tous les
bâtiments de la ville, il a gardé son aspect
décrépi et surrané.
Nous continuons notre ballade,
rapidement assommés par la chaleur. Voici une autre église,
malheureusement fermée, devant laquelle rigole un groupe
d'écoliers en visite. Les rues
gardent encore leur calme, même les touristes se font rares.
En haut de la colline voici la cathédrale,
et surtout son panorama éblouissant,
fait d'églises jaunes et blanches qui se découpent
dans la végétation, sur un fond de mer turquoise.
Sur
l'esplanade des marchands font flotter au vent d'immenses tissus
de dentelle. Nous continuons par l'église
Nossa senhora da Misericordia, et son autel tout en bois
sculpté, et l'église Conceiçao.
Dans plusieurs ruelles les maisons se font plus colorées,
parfois ornées de moucharabiehs.
Vers le monastère Sao Bento, fermé ce matin, la
ville est plus animée avec restaurants
et galeries d'art. On nous indique un restaurant "ao kilo"
dans la rue du 15 novembre. En fait, on est complètement
crevés ! Contraste de climat sans doute...
Dommage de quitter Olinda si vite,
mais là le physique prend le dessus, sans compter quelques
douloureux premiers coups de soleil. Nous rentrons à Boa
Viagem pour quelques heures de sieste, plage et piscine.
Pour la soirée, flânerie au marché
nocturne de la place Boa Viagem, puis dîner dans
une churrascaria de Boa Viagem, la
churrascaria Rondeio,
où viandes grillées de toutes sortes arrivent comme
par magie à notre table. Sur chaque table est posé
un petit jeton de plastique à deux faces : vert, on en
veut encore, rouge, on n'a plus faim. Notre objectif : ne pas
rater celui qui sert le rosbeef !
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Jour
3 - Samedi 20 Mars : Recife, églises, marchés...et pickpockets
!  |
C'est
le week-end, et à 8 heures tout
le monde s'affaire déjà sur la plage
de Boa Viagem. Nous partons en bus pour le centre
historique de Recife, doté de rues très animées
et commerçantes, parfois piétonnes.
Dans l'église Do Carmo, des
chants se font entendre dans le lointain : une religieuse dédidace
son dernier bouquin sous les prouesse d'une chorale masculine
et les félicitations de son entourage. A défaut
de dédicace (on ne va peut-être pas acheter un livre
de prières en portugais !) , on se fait offrir un verre...
Non
loin de là, au bout d'une ruelle parsemée d'étals
de crevettes roses, surgit l'église
Sao Pedro do Clerigos, qui domine un
superbe patio entouré de maisonnettes
colorées. Puis nous arrivons au marché
couvert, où sont découpées de gigantesques
poissons, et où l'on vend de
belles bouteilles de cachaça
parfumée, avec des fruits ou un gros crabe
à l'intérieur (c'est là que se pose une grande
question métaphysique : comment faire entrer un grabe aussi
gros dans une bouteille en verre ?) Dommage qu'on ne puisse pas
goûter...Dans les rues alentour, stands de fruits et légumes
côtoient d'innombrables magasins, dont un qui nous a fascinés
: le supermarché des produits pour les cheveux
! Si le sud du pays affectionne les parapharmacies, le Nordeste
bichonne sa coiffure....
Pour le déjeuner nous prenons
un poisson grillé dans un petit
restaurant populaire, au 1er étage d'une maison sur le
patio Sao Pedro. Comme dans toute la
région, on nous sert automatiquement un bol de farofa et
un bol de tomates et d'oignons en salade. Vers les jardins du
gouverneur, au bout de la presqu'île, se tient l'église
Sao Francisco et sa célèbre chapelle
dorée de style baroque, toute sculptée et
recouverte d'or. Nous traversons le pont qui mène au quartier
Antigo, avec ses belles enfilades de
maisons colorées. Mais le quartier
est tellement désert qu'on préfère ne pas
s'éterniser dans le coin.
A la sortie d'un magasin, je range
le porte-monnaie dans la petite poche
extérieure du sac à dos puisque nous allons prendre
tout de suite le bus. Mauvaise idée ! Le bus
est plus difficile à trouver que prévu, et au moment
de payer, le porte-monnaie n'est plus là ! On nous a certainement
suivis depuis le magasin. Bon, pas de quoi fondre en larmes, il
n'y avait qu'une somme symbolique...
Après un peu de farniente
à Boa Viagem, nous retournons
en soirée dans le quartier Antigo, festif d'après
les guides...mais désert dans la réalité,
sans doute pour se reposer du carnaval. D'ailleurs en voici un
aperçu, puisque sur le patio Sao Pedro
un podium sert à remettre les prix
du carnaval. Sous les commentaires au micro d'un petit
vieux complètement bourré qui ne veut plus se taire,
les écoles viennent chacune
à leur tour défiler et danser
en costume (elles sont bien mignonnes ces jeunes filles grassouilletes
qui se trémoussent dans un costume genre Wonder Woman !)
Après cet apéro festif, dîner à Chica
Pitanga, restaurant "ao kilo" de Boa Viagem.
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