Forum      Nous écrire 

Carnet de voyage dans le
Lençois Maranhenses
::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::
 
 
Jour 12 - Lundi 29 Mars : Le Lençois Maranhenses vu du ciel et le lagon Bonita

Ce matin nous quittons Sao Luis pour passer 3 jours dans le Lençois Maranhenses. A 6h30, Gustavo de l'agence Giltur vient nous chercher à la pousada où nous avons laissé nos grosses valises. Dans le petit avion que nous allons prendre, prévu pour 6 passagers, seuls les petits bagages sont en effet tolérés. A l'aéroport nous faisons connaissance de nos compagnons de route, trois petits japonais âgés bien sympathiques, dont l'un vit à Sao Paulo. Ils ne parlent pas anglais du tout, et vu nos lacunes en japonais (!), il ne reste que les mimes pour communiquer ! Le départ est prévu à 7h00 : au lieu de cela, nous attendons 2 heures dans une immense salle d'attente où il fait 10 ° (ça tombe bien, on s'est déjà enrhumés avec la clim de la pousada ! ) L'ère glaciaire s'achève enfin, et nous nous envolons au-dessus de la forêt où serpente joliment le fleuve. Fidèles à toutes les idées reçues, les japonais prennent des photos sans discontinuer...Puis à 20 minutes de l'arrivée, l'éblouissement se produit : la forêt s'arrête brutalement pour laisser place à un gigantesque désert de dunes et de lagons d'eau de pluie, un tissu infini de sable blanc et d'eau turquoise...Extraordinaire !!

L'avion se pose à Barreirinhas, située en dehors du parc. Gerson et Flavia nous attendent pour nous conduire à la pousada Giltur, agréable mais sans confort particulier. En contrepartie de la mine patibulaire des tenanciers, un magnifique paon monte la garde dans le jardin, devant notre chambre, tandis que son épouse couve attentivement ses oeufs.

Barreinhas, au bord du fleuve Preguiças, s'avère une être une petite ville bien sympathique, avec ses commerces, son petit port animé et sa plage fluviale. Sur les conseils de nos guides, nous faisons l'acquisition historique d'un chapeau (qui ne sera pas superflu ! ). Au passage nous goûtons aussi le murici, un fruit local très sucré en forme de petite boule rouge. Flavia a pour seule fonction de parler anglais...c'est très bien, sauf qu'elle ne sait jamais répondre à la plus basique de nos questions ! On ne voudrait pas dire du mal, mais il faut avouer qu'elle aussi inutile que sympathique ! En début d'après-midi Gerson, sans oublier la fidèle Flavia, nous conduit en jeep jusqu'au lagon Bonita : après avoir traversé le fleuve sur un bac, la jeep doit serpenter à travers la forêt sur une piste tortueuse et cahotante, en compagnie de 3 petites filles de Barreirinhas qui profitent du voyage.

Gerson s'arrête devant une paillotte isolée dans la forêt qui vend des noix de cajou et des boissons, au pied d'une dune anodine. Nous grimpons la dune et là...fabuleux ! S'étend à perte de vue le désert de sable et de lagons que nous avons vu du ciel hier. Nous sommes tout seuls, et comme le vent a effacé toute trace de pas, on a l'impression d'être les premiers à fouler ce monde si étrange...Nous passons quelques heures inoubliables à nager dans les lagons translucides, à grimper sur les dunes, à "écouter" le silence, des heures que tous les superlatifs ne peuvent pas décrire !! En repartant un orage d'une violence inouïe nous trempe en quelques secondes. En guise de remontant, le tenancier de la paillotte et ses enfants nous offrent un petit verre de cachaça et des noix de cajou.

De retour à Barreirinhas, nous repartons flâner vers le fleuve où passent bateaux, kayaks, nageurs, et même de gros morceaux de terre herbeux sur lesquels des enfants se laissent dériver. Aujourd'hui c'est la fête annuelle de la ville et l'ambiance est joyeuse, animée de surcroit par un groupe de capoeiristes. Dans un restaurant au bord du fleuve, nous commandons une feijoada ( mais normalement la feijoada ne se sert que le samedi midi, jamais le soir pour cause de digestion difficile...il faudra y repenser quand on se tapera une bonne raclette ou une fondue savoyarde!) Après cette feijoada plutôt décevante et spongieuse, nous suivons le flot d'habitants qui se dirige vers la place des festivités du jour. Au programme : la remise de la coupe de football, agrémentée d'interminables discours !




Jour 13 - Mardi 30 Mars : De Barreirinhas à Cabure

Aujourd'hui nous partons découvrir une autre partie du parc du Lençois Maranhenses, accessible seulement en bateau, en remontant le fleuve Preguiças. Gerson conduit un petit bateau à moteur, tandis que la bavarde Flavia, habillée en working girl, assure son épuisant boulot : être là ! Les rives du fleuve sont superbes, peuplées de quelques pêcheurs sur des barques. Le premier arrêt a lieu à Vassouras : voici encore des dunes et des lagons, mais quand même en moins joli qu'au lagon Bonita, et avec davantage de touristes. Flavia suggère de traverser les dunes jusqu'à la mer. Pour éviter de se perdre, nous suivons Alex, un garçon d'une dizaine d'années qui connait les dunes comme sa poche. Le soleil et la chaleur sont terribles, le sable est brûlant, et les dunes sont tellement pentues que la ballade devient un véritable exercice physique (cardiaques s'abstenir!) Au bout d'une heure, nous ne distinguons toujours pas la mer dans le lointain. Malgré l'entrain de Flavia et l'nergie du petit Alex, nous décidons de rebrousser chemin, avec quelques baignades dans les lagons pour se rafraîchir, l'occasion aussi de d'apprendre quelques mots de français à Flavia qui se baigne toute habillée !

Le bateau s'arrête quelques kilomètres plus loin à Cabure, un village bordé d'un côté par le fleuve et de l'autre par une immense et magnifique plage déserte. Nous y restons quelques heures, entre baignade dans la mer, mais aussi dans la piscine de la pousada qui sert des repas. Puis dernier stop au phare de Brasilia, qui offre une vue sur le fleuve et sur le littoral.

A l'apéro, à Barreirinhas, nous faisons la connaisaance de Joakim, un suédois qui passe 5 mois au Brésil (le veinard !). Il voyage seul, et inutile de lui parler ville et architecture coloniale, Joakim n'aime que la plage ! On papote, on sympathise, jusqu'à décider de retourner demain avec lui à Cabure. Etant donné qu'il n'y a pas d'excursion incluse dans notre forfait pour le dernier jour, cela nous fera un bon endroit pour profiter de l'eau et du soleil. Joakim nous fixe donc un rendez-vous pour le lendemain matin.

Jour 14 - Mercredi 31 Mars : Cabure encore une fois !

Joakim nous attend comme convenu. A son agence de voyage nous payons l'excursion, et Joakim prend gentiment la peine de négocier le tarif ( après plus de 3 mois au Brésil, il se débrouille déjà en portugais...le veinard !) Nous aurions bien passé toute la journée à Cabure uniquement, mais les excursions sont difficiles à modifier, aussi nous partons pour la même expédition en bateau qu'hier. Mais aujourd'hui nous sommes avec d'autres touristes et le bateau est beaucoup plus lent.

Après une brève escale à Vassouras, nous restons une bonne partie de la journée à lézarder à Cabure avec Joakim, décidément de très agréable compagnie, et ravi de trouver une si belle plage. Mer, plage, soleil, piscine, caïpirinha, bref une journée de repos idéale.

De retour à Barreirinhas, nous faisons nos adieux à Joakim...que nous retrouvons dans le minibus une heure plus tard ! 3h30 sont nécessaires pour rejoindre Sao Luis (on se rend bien compte alors que la ville moderne est immense) et retourner à la pousada Colonial, avant de finir la soirée sur la rue Estrela avec Joakim.


Jours précédents